Le genre de la Résistance – La Résistance féminine dans le Nord de la France

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Le genre de la Résistance – La Résistance féminine dans le Nord de la France de Catherine Lacour-Astol

(fw) Dans l’après-guerre, la représentation de la Résistance était souvent limitée aux faits militaro-activistes, alors que les femmes œuvraient davantage dans domaines traditionnellement féminins (héberger, ravitailler, soigner). Or l’activité clandestine rendait floues les frontières entre le public et le privé, selon les dires de Marie-Madeleine Fourcade, responsable de l’un des plus importants réseaux de résistance ayant agi pour les Britanniques : « L’armée des ombres n’était pas celle de Verdun. La première ligne se trouvait partout et le front commençait devant sa propre porte ». Basé sur une thèse de doctorat d’histoire, cet ouvrage a comme objectif de rendre plus visible le rôle – souvent méconnu – des femmes dans la Résistance. D’emblée, l’auteure souligne qu’elle ne souhaite pas ajouter un dualisme de plus (tel que gaullistes/communistes, réseaux/mouvements), mais intégrer la dimension du genre, pour donner une vision plus globale de la Résistance.

L’historienne a volontairement limité sa recherche au Nord de la France, rattaché au commandement militaire allemand de Bruxelles. Enfin, dans la présentation de sa méthode de recherche scientifique, l’auteure explique qu’elle se limite aux seules sources écrites, notamment en raison du peu de témoins encore en vie, fait qui ne lui permettait pas de questionner un groupe mixte et représentatif. Cela souligne l’urgence de la conservation de cette mémoire, et l’importance d’ouvrages comme le témoignage d’Anise Postel-Vinay présenté ci-contre.

(SciencesPo Les presses 2015, 385 pages)

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