Anise Postel-Vinay (avec Laure Adler) – Vivre

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(fw) Dès les premières pages, Anise Postel-Vinay annonce avec une simplicité déconcertante comment « entrer en résistance » s’imposait à elle comme une démarche qui allait de soi. Arrêtée le 15 août 1942, la jeune fille de 20 ans est incarcérée dans différentes prisons, avant d’être déportée le 15 octobre 1943 vers Ravensbrück. Dans le train, elle se lie d’amitié avec Germaine Tillion, de qui elle restera proche depuis. Le récit de la vie au camp relate plusieurs anecdotes qui ne peuvent que forcer l’admiration face aux multiples actes de courage et de solidarité des détenues, qui réussirent notamment à sauver de l’exécution les « lapins » (jeunes Polonaises victimes d’expériences médicales) en les cachant à l’intérieur de leurs Blocks pendant deux mois, jusqu’à l’arrivée des alliés.

Anise Postel-Vinay fera la connaissance de Geneviève de Gaulle Anthonioz et contribuera à la sauver dans des conditions qu’on qualifierait de rocambolesques, si on ne connaissait pas la mesure du tragique de la situation. « Vivre » se lit d’une traite et nous laisse tout simplement admiratifs devant la modestie de ce témoignage d’exception. Plutôt que de nous écraser par la lourdeur des faits, il nous redonne du courage, même s’il se termine sur une petite réflexion amère, à savoir « le sentiment que la transmission de cette infâme histoire du nazisme devient très compliquée, (et) que l’antisémitisme resurgit ». Mais l’auteure n’omet pas de commenter avec humour les honneurs nationaux fait à ses deux co-détenues célèbres : « Cela m’a fait une étrange impression d’apprendre que Germaine et Geneviève, mes grandes vielles amies, seraient « panthéonisées ». Au début, je me suis même demandée pourquoi on ne les laissait pas tranquilles dans leur petit cimetière où elles sont si bien… Mais le Panthéon est un vecteur de (…) transmission (…) ».

(Grasset 2015, 121 pages )

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