Elisabeth Flunger

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Elisabeth Flunger est née en Italie et a étudié la musicologie, l’ethnologie, les percussions classiques et la composition à Vienne. Elle vit au Luxembourg.

En tant que percussionniste, elle travaille la musique contemporaine composée et improvisée, comme soliste et avec des ensembles et musiciens de différents horizons.

Elle a coopéré avec les ensembles Klangforum Wien, die reihe, Ensemble des 20. Jahrhunderts, Ensemble OnLine, United instruments of Lucilin.

Ses projets d‘improvisation actuels sont le duo avec le contrebassiste Stefan Scheib, le trio de percussions SchlagTrio avec Wolfgang Schliemann et Bernd Bleffert, le duo E T avec le guitariste Tomás Tello et le duo wasistdas avec Emmanuelle Pellegrini.

Par ailleurs, elle conduit des ateliers d’improvisation et de composition, et elle travaille en tant que musicienne et compositrice dans des productions de danse et de théâtre; dans le Burgtheater, Akademietheater et Volkstheater à Vienne autant que avec des compagnies libres.

Elle a conçu les installations sonores ferragosto I et ferragosto II pour le musée d‘art contemporaine Essl Museum à Vienne, la route flonflon pour la Philharmonie Luxembourg, l‘installation vidéo ISO Popcorn en collaboration avec Sneja_D,et, en collaboration avec Robert Hall, l’installation Anthem pour l’exposition Anthem and Decorum.

Son instrument préféré est une collection d’objets métalliques – ferraille, matériels de construction, parts d’outils et d’appareils, instruments musicaux – qu’elle utilise pour des concerts, installations et performances. Elle a pour cela composé une série de pièces solistes et développé des techniques appropriées.

La musique est produite par des actions physiques lesquelles, plus que des techniques percussives, sont des manipulations avec les objets eux-mêmes, mobiles et combinables en ordres et formes variés. On les peut prendre en main, les poser par terre ou sur une table, les appendre, empiler ou les appuyer l’un contre l’autre, les laisser tomber, les pousser, tirer, invertir, presser, jeter, branler, on peut les utiliser autant comme instrument de percussion que comme maillet.

Ces méthodes permettent de agrandir les actions du jeu jusqu’à des performances de grande largeur. Les manipulations sont souvent empêchées par l’insoumission du matériel. Le hasard, la force de la pesanteur, l’inertie peuvent provoquer des accidents : les objets craquettent, vacillent, s’éboulent, tombent, glissent et altèrent le déroulement de la musique par des bruits surprenants. C’est part de la démarche de pressentir les pannes, de les provoquer pour les développer, ou, si elles arrivent inespérément, de les intégrer dans le déroulement. Jouer de la musique devient un jeu : un scénario qui n’est calculable que partiellement et qui représente un contre-projet utopique à la pratique courante – de la vie et de la musique – reposante sur la sûreté, le contrôle et l’efficacité.

 

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